Que veut dire openBIM ?

Définition de l’openBIM

Le BIM-IFC, le BIM ouvert, le BIM libre ou encore le BIM non propriétaire sont des synonymes d’openBIM.

Une fois qu’une personne utilise un logiciel BIM, les échanges entre logiciels métiers en découlent naturellement. Le standard IFC en est le socle puisqu’il permet l’interopérabilité entre applications. L’openBIM est ainsi un système transparent, grâce à des flux de travail ouverts qui permettent aux intervenants du projet de participer, quels que soient les outils logiciels qu'ils utilisent.

L'openBIM en résumé

  • ce n'est ni un logiciel, ni une marque
  • c'est le fait de pouvoir échanger des données de projet BIM entre logiciels d'éditeurs différents et en utilisant des formats normés ou standardisés ;
  • c'est une inititaive de buildingSMART international (bSI), garant du modèle IFC mais aussi d'autres standards favorisant l'interopérabilité (BCF, Cobie par exemple).

Exemples d'économies chiffrées grâce à l'openBIM

Initiée en 2009, une étude danoise a mesuré les bénéfices de l’usage du BIM dans les projets de construction et de rénovation. Pour représenter une large part des chantiers, des projets très différents ont été étudiés. Ils démontrent tous l’avantage économique du BIM. La rénovation d’une maison familiale, à l’aide d’un petit cabinet d’architectes, a permis au propriétaire d’économiser 10 % du budget du chantier, initialement prévu à 1,8 couronnes danoises (DKK). Sur ce projet, les deux consultants ont également économisé une partie de leur budget. La construction d’un bâtiment de bureaux (100 millions DKK) à l’aide du BIM a permis l’économie de 3,8 millions DKK. Grâce à une meilleure coordination et communication, l’entreprise de ventilation a aussi réduit ses coûts de 3,5 millions DKK. Dans le 3e cas de l’étude, le client a présenté un projet basé sur le BIM, avec un budget inférieur à 15 % de ses concurrents. Le passage à la technologie BIM a été considéré comme un investissement et non comme un coût de fonctionnement. Selon une étude publiée en 2004 par le NIST (National Institute of Standards and Technology) en 2004, intitulée Cost analysis of Inadequate Interoperability in the U.S. Capital Facilities Industry, les défauts d’interopérabilité coûtent 17$/m² construit. Pour une opération neuve et pour l’ensemble des intervenants, le coût serait de l’ordre de 53 € /m².

  Programmation et conception Construction Gestion exploitation Total  
Maîtrise d'œuvre 1 007 147 16 1 170 7%
Entreprises 486 1 265 50 1 802 11%
Fabricants 442 1 762 0 2 204 14%
Gestionnaires 723 898 9 027 10 648 67%
Total 2 658 4 072 9 093 15 824 100%
  12% 26% 57% 100%  


En France, une étude a été réalisée par la FFB en 2010. Elle révélé que le manque d'interopérabilité coûte environ 40 € /m² de SHON pour les entreprises et 2.3 € /m² de SHON généré par an pour la gestion de patrimoine. Il serait possible d’économiser 500 euros par logement sur un devis de peinture ainsi qu' une réduction des coûts de 10 à 15 % de nettoyage par la connaissance exacte des m² à rénover. 7 % de gain par an seraient réalisés sur le budget maintenance. Il faudrait ainsi moins de 2 ans pour un retour sur investissement.

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