14 propositions Mediaconstruct au PTNB pour le déploiement du BIM en France

L’adhésion aujourd’hui quasi-exhaustive des grands acteurs du BTP à Mediaconstruct, l’ancienneté et la culture acquise sans interruption depuis 25 ans, le statut de co-auteur des IFC (seule norme internationale, « open » labellisée ISO pour le BIM), l’imbrication au réseau international BuildingSMART, le respect scrupuleux d’une déontologie « non-for-profit » - tous ces points confèrent à Mediaconstruct (alias BuildingSMART France) un statut unique et une légitimité reconnue pour être la maison commune des professionnels du BTP s’impliquant dans le BIM, mais aussi pour assurer un relai permanent avec les instances normatives internationales et avec les autres groupes d’intérêt similaires à l’international. Grace à cette position et via une politique de communication soutenue (Web, Newsletter, Conférences, réseaux sociaux) et grâce aussi à ses liens avec les structures plus récemment crées en régions particulièrement, Mediaconstruct est à même de mesurer l’état de l’art exact du BIM en France (« open » ou non) tant au plan technologique que des usages, puis d’accompagner les initiatives en matière de développement, de standardisation, de dissémination, de formation.

Voici une liste des actions définis par les membres de Mediaconstruct et proposées au PTNB en octobre 2014 :

N°1 : Positionner BuildingSMART France / Mediaconstruct comme LA plateforme de référence du BIM basé sur une norme « open » et comme le point central fer de lance de la démarche normative et collective de la révolution numérique dans la construction
Arguments : Positionnement unique, légitimité, culture(s), rayonnement, vision « open » normalisée, exigée par les grands acteurs, exclusivement défendue par Mediaconstruct.
Moyen d’action : A l’international, implication dans toutes les démarches normatives et projets fondamentaux – Au niveau de l’Europe , implication systématique dans toutes les initiatives de coordination EU et mise en place de passerelles permanentes avec les structures identiques des pays proches - Nationalement, création de groupe de travail miroirs des groupes internationaux pour dépasser la barrière du langage et faciliter la participation effective de tous types d’acteurs.
Partenaires : Tous membres de Mediaconstruct et tous « Chapitres » BSMART

N°2 : Mesurer l’état de l’art et identifier les résistances
Arguments : Aucun observatoire n’a pu être mis en place faute de moyens, de même qu’aucune mesure détaillée des gains attendus/vérifiés n’existe à un niveau détaillé, par type d’acteur/tâche (hors estimations macro-économiques sur les pertes dues à la non-interopérabilité) – autant d’arguments à développer pour lever les résistances.
Moyen d’action : Mise en place d’un observatoire permanent et mise en place d’états généraux du BIM, sondage annuel sur les usages du BIM pour dresser un état des lieux puis suivre l’évolution.
Partenaires : Organisations professionnelles, ENSA de Toulouse et Paris La Villette en partenariat avec CRP Tudor du Luxembourg (études en cours sur la comparaison et l’adaptation des questionnaires NBS et « IT Barometer »).

N°3 : Définir et développer des stratégies d’appropriation par type d’acteur, et définir des « packs » de « BIM-isation » par catégorie d’acteur
Arguments : L’expérience acquise (cf. projet BIM-2015) démontre que des actions ciblées (potentiellement à faible coût et d’un niveau technologique faible) peuvent avoir un effet déclencheur sur l’intérêt pour les nouvelles technologies y compris celles impliquant des changements de pratiques radicaux.
Moyen d’action : Les « packs » contiendront entre autre des guides pratiques, basés sur la notion de « vue-métier » pour conseiller les acteurs qui le souhaitent dans le passage au BIM, en matière d’investissement et d’acquisition de nouvelles compétences internes, voire de recrutement, dans une perspective neutre commercialement.
Partenaires : Organisations professionnelles

N°4 : Favoriser et éclairer l’évolution du cadre règlementaire
Arguments : Mediaconstruct réunit le meilleur des acquis culturels pour se mettre à la disposition des spécialistes, puis des responsables des évolutions de la réglementation, sachant qu’une partie de la réglementation requiert impérativement la mise en œuvre d’un BIM.
Moyen d’action : Cibler et initier des groupes de travail et en mettre en place le schéma d’organisation. Agir dans un esprit de conseillers.
Partenaires : Organisations professionnelles, Institutions

N°5 : Eclairer l’évolution ou la création de droits et responsabilités des acteurs face au BIM
Arguments : Le BIM n’est pas une révolution des métiers, mais induit une évolution vers un cadre de travail de plus en plus collaboratif.
Moyen d’action : Faire un recensement des points susceptibles d’entrainer une modification de la responsabilité des acteurs. Agir dans les groupes de travail.
Partenaires : Organisations professionnelles, Juristes, Partenaires étrangers (cf. comparaisons avec les stratégies basées sur COBie, par exemple).

N°6 : Accompagner l’émergence de nouvelles compétences chez les professionnels en place : rôle de « BIM-manager », définition de nouvelles missions
Arguments : Eviter un effet d’opportunisme et privilégier l’enrichissement de compétences chez les acteurs de la chaine.
Moyen d’action : Mise en place de formations continues à tous les niveaux.
Partenaires : Organisations professionnelles, praticiens, formateurs.

N°7 : Accompagner les producteurs d’information sur les produits industriels dans une démarche normative BIM « open » dans le cadre des démarches nationales et internationales et dans le cadre de la normalisation (AFNOR, ISO, CEN, buildingSMART)
Arguments : Indispensable au développement du BIM en France, à la souveraineté numérique de la France, tant du point de vue économique que sur des enjeux culturel, et pour servir de référence vis à vis des autres pays Européens donc de s’ouvrir sur un horizon de business sans frontières.
Donner l’exemple pour le développement d’autres projets et de leur mise en réseau (dictionnaire harmonisé).
Moyen d’action : Expérimentation de la norme XP P05-150 (méthode de définition et gestion des propriétés descriptives des produits et systèmes pour le BIM et autres échanges numériques) dans un cadre fonctionnel – plus de détail sur document émis par l’AIMCC.
Partenaires : AIMCC, ensemble des organisations membres, GS1, AFNOR, Infocert

N°8 : Développer et structurer les initiatives en matière de formation initiale ou continue, dans toutes les filières de formation, tous niveaux. Informer, motiver, former les formateurs
Arguments : Une évidence et une réclamation maintes fois répétées par tous les acteurs. A titre d’exemple il a été constaté que ces formations confèrent une nouvelle attractivité à certains métiers du BTP. Des initiatives remarquables par leur originalité voient le jour et peuvent servir d’appui à des déclinaisons.
Moyen d’action : Soutien des actions de formation les plus larges possibles et focalisées sur l’openBIM (formations initiales et continues)
Partenaires : Professionnels formation membres, Organisations professionnelles, Ecoles d’enseignement supérieur.

N°9 : Développer les mesures aptes à améliorer la qualité et l’efficacité réelle de l’interopérabilité – c’est à dire : démarche de certification centrée sur les utilisateurs des logiciels IFC nationale/internationale, recherche / développements sur les serveurs BIM
Arguments : Mediaconstruct est le lieu privilégié de la remontée des expériences opérationnelle qui sont le point de départ de l’amélioration de la qualité des outils.
L’expertise des membres permet de synthétiser les problèmes et de définir les solutions à développer localement en cohérence avec les travaux internationaux.
La problématique de la certification, et de la qualité logicielle en général, font partie des enjeux-clefs de l’avenir de l’openBIM. Les mesures à développer relèvent à l’avenir de moyens matériels considérablement supérieurs à ce qui a été consenti internationalement jusqu’ici.
Moyen d’action : Permanence d’un groupe de travail national et avec des interactions avec les groupes d’intérêt internationaux similaires. Définition d’un modèle économique « à l’échelle ».
Mise en place d’une certification efficace (validant l’implémentation la plus complète des IFC – export et import) - Définition et clarification des critères de certification - Collaboration au développement du bsDD, conjointement au développement du PPBIM - Soutien à la désignation d’organismes de certification
Partenaires : CSTB, buildingSMART Int., experts technologie BIM, Editeurs

N°10 : Inventer et développer des incitations « business »
Argument : Les opportunités « business » offertes par le BIM sont très insuffisamment démontrées et mises en lumière.
Moyen d’action : Cibler les actions et les initiatives mettant en avant l’ampleur du business BIM, de façon à stimuler la création de solutions industrielles (à travers des start-up) vecteur de création de richesses et d’emplois (signal à envoyer aux capitaux-risqueurs comme aux grand investisseurs). Favoriser les initiatives conduites par utilisateurs finaux.
Cibler l’openBIM et l’intégrer comme un des plans industriels du gouvernement.
Partenaires : Organisations professionnelles. Investisseurs

N°11 : Soutenir et accompagner le développement « Open-source »
Argument : En accompagnement des développements propriétaires faits par les acteurs majeurs de l’informatique, la satisfaction de besoins fonctionnels et l’interopérabilité des logiciels bénéficiera d’une véritable offre open-source à soutenir et développer. La « vertu » de l’interopérabilité, tout à fait essentielle aux utilisateurs finaux, n’est en effet pas la ligne naturelle des stratégies propriétaires.
Moyen d’action : Suggestion d’Intégrer les développements openBIM des logiciels dans le crédit impôt recherche (CIR), d’un crédit bancaire d’investissement (CBI) dédié pour équiper les TPE, PME vers des outils openBIM,…
Partenaires : Membres de Mediaconstruct, buildingSMART.

N°12 : Susciter création d’une filière BIM « investissement d’avenir »
Argument : La généralisation du BIM dans le BTP représente à elle seule et en addition des gains qualitatifs et macro-économiques apportés, des enjeux économiques majeurs et des opportunités de croissance et d’emploi. La place particulière de la filière dans la compétition internationale (constructeurs, industriels et ingénierie) mais aussi dans la définition de nouveaux procédés à partir du numérique, justifie le soutien, y compris financier, de cette filière dans ce cadre.
Moyen d’action : Création d’un groupe de réflexion ad hoc, à vocation interministérielle
Partenaires : Organisations professionnelles et institutions, et ministères (affaires étrangères et commerce extérieur, industrie, du numérique, etc.)

N°13  : Susciter la mise en place d’un dispositif de coopération inter-domaines
Argument : Beaucoup de similarités dans d’autres secteurs industriels souvent plus avancés à mieux identifier, croiser, partager pour les exploiter au mieux dans les développements spécifiques au domaine de la construction. La construction étant par ailleurs faite de bâtiments et infrastructures à intégrer dans un environnement singulier et intégrant toutes les activités industrielles, il est naturel et indispensable de créer autant de passerelles que possibles avec tous ces autres domaines des techniques et de l’industrie (énergie, process, ville, SIG etc.)
Moyen d’action : Développement d’un travail collaboratif avec les domaines connexes (City GML, et les GIS ou SIG, le monde industriel en général).
Partenaires : Organisations professionnelles, institutions.

N°14 – « Mention spéciale »
Objet : Eclairer et accompagner les spécialistes patrimoniaux, et accompagner le travail sur la valorisation de l’information BIM.
Arguments : Tout le travail amont et au fil des phases, sur le BIM, s’adresse de façon privilégiée aux clients/gestionnaires, véritables bénéficiaires, insuffisamment informés sur le sujet. Ils détiennent les clefs de la généralisation du BIM et des bénéfices pour la collectivité toute entière.
Moyen d’action : Sensibilisation des MOA. Développement d’un plan d’information.
Partenaires : Maitrises d’ouvrage publiques et privées. buildingSMART Int.

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