BIM bâtiment et au-delà

Pour Mediaconstruct, il ne s’agit plus seulement aujourd’hui de promouvoir le BIM interopérable, mais de travailler plus généralement sur la dématérialisation des données et leur partage au sein de toute la filière tout au long du cycle de vie de l’ouvrage bâti. Les sujets suivis par l’association ont trait notamment à...

  • la standardisation autour des technologies SmartBuilding ;
  • la connexion SmartBuilding  et SmartCities ;
  • les relations BIM et IoT (l’impact de l’arrivée des Objets connectés pour le bâtiment) ;
  • l’extension du BIM aux Infrastructures, les relations IFC et SIG ;
  • la norme PPBIM- et le développement d’objets génériques ;
  • les travaux de standardisation du format d’échanges catalogues-bibliothèques-logiciels métier…

L'exemple de l'extension des IFC aux Infrastructures

Objectifs ? Laissé aux mains du chapitre français pionnier en la matière, OpenINFRA s’est transformé en projet « umbrella » puis en « INFRA room » qui rassemble tous les projets liés aux infrastructures- 3D-objets dans BSI. Différents ateliers ont été  structurés :

  • landXml. Ce standard a l’avantage d’être utilisé par tous mais a pour inconvénients d’être mal implanté et de ne pas intégrer la notion d’objet. Il fait le lien entre le BIM et l’information géographique (donc avec l’OGC).
  • IFC bridge. Ils avaient été arrêtés avant leur publication officielle car la démarche était verticale, centrée sur les ponts. Ils avaient besoin qu’un axe infrastructures (au-delà des ponts) soit développé pour qu’ils trouvent toute leur utilité, ce qui est le cas aujourd’hui.
  • Process map. Il devra définir le périmètre et la nature des échanges de ces IFC Infra afin de déterminer la liste d’objets communs à tous.
  • IFC géotechniques. C’est la nouveauté. Personne jusqu’ici n’avait tenté de mettre en œuvre ce sujet, fondé davantage sur l’expertise que sur les données. Pourtant ce domaine représente le point de jonction entre SIG et BIM. Le Bureau de Recherches Géologiques et Minières a été associé à cette démarche.

Le BIM, une base de données : donc c'est du BIG data

Les trois dimensions géométriques X-Y-Z sont la base de la modélisation. On peut y ajouter :

  • la notion de « temps » : la 4D (ex. : planning, calendrier d’un projet ou avancement d’une phase de construction) ;
  • la notion patrimoniale donc des informations « financières » : la 5D (ex. : estimation des coûts, aperçu budgétaire d’un projet à un instant T) ;
  • les données utiles sur le cycle de vie du bâtiment (énergétiques et environnementales, par exemple) : la 6D ;
  • etc.

Il n’y a finalement pas de limites à la base de données structurées et organisées dans la maquette 3D : du big data en somme ! D'ailleurs, on observe une inflation d’informations numérisées et numériques, du fait des progrès de stockage et d'analyse mais aussi des capteurs et des objets connectés collectant automatiquement tout type de données (pex: la puce RFID), ces derniers ayant un intérêt tout particulier en phase d'exploitation. Le BIM et big data partagent un enjeu crucial : une fois constituée la donnée, il faut la traiter selon les attentes de chacun pour qu’elle prenne du sens et devienne information. En cela, le BIM rejoint les problématiques de data-management ou management de l’information. C'est pourquoi dans le mot BIM, la lettre centrale - qui a désormais le plus de valeur - c'est le I d'informations !

 

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